Ismaël reçut aussi ses promesses personnelles.
Ses descendants devaient également être nombreux.
Mais il n’était pas l’héritier d’Abraham.

Dans Genèse chapitre 12, versets 1 à 3, nous lisons: «L’Éternel dit à Abram: Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui  te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi».

Cette alliance faite avec Abraham concerne aussi l’Église de Jésus- Christ, et pas seulement Israël. Parce que nous païens qui avons cru en Jésus, sommes aussi au bénéfice des promesses de bénédiction de cette alliance, justement grâce à ce Messie juif qu’est Jésus (voir la lettre aux Galates). Maintenant je désire aborder le sujet de cette importante alliance, mais uniquement dans le cadre de l’histoire d’Israël. Car c’est avec cette alliance qu’a véritablement commencé l’histoire du peuple de Dieu.

Dieu s’est choisi un homme, Abram d’Ur en Chaldée, environ 2000 ans avant notre ère. Le Seigneur avait par là en vue de se faire un peuple qui Lui appartienne. Dieu voulait écrire l’histoire non seulement avec Abram, mais aussi avec sa descendance. Ce peuple issu d’Abraham devait glorifier dans le monde le seul vrai Dieu (Es. 43, 21). Il devait devenir le quasi-représentant, l’ambassadeur de Dieu sur la terre, par qui le reste du monde devrait reconnaître qui est Dieu (Es. 49, 3).

Par la sainteté d’Israël, c’est-à-dire par sa conduite et par son culte, le monde qui avait sombré dans le péché devait reconnaître sa souillure et son besoin de rédemption. Souvenons-nous de la chute du premier homme, des péchés de l’humanité au temps de Noé et de ceux commis à nouveau si rapidement après le déluge universel. Souvenons-nous de la construction de la tour de Babel, de la corruption des peuples et de leur idolâtrie. Depuis longtemps les hommes et les peuples avaient oublié qui est le Créateur, depuis longtemps ils s’étaient fait leurs propres idoles, dépourvues de vie et inutiles. Tout cela allait de pair avec les crimes, les meurtres, l’angoisse – ce qui se retrouve, partiellement, encore de nos jours chez les «peuples primitifs» qui, par peur des démons et de leurs «dieux», s’enivrent et se mortifient. Ils offraient même leurs propres enfants en sacrifice à ces dieux morts afin d’apaiser leur colère. Israël devait ouvrir leurs yeux afin qu’ils reconnaissent qui est leur Créateur. Et le monde devait reconnaître grâce à Israël la volonté de Dieu, Ses exigences, et ce qu’Il attendait d’un homme juste (De. 4, 5-8).

Les douze tribus d’Israël, qui sont en fin de compte issues d’Abraham, devaient apporter aux autres peuples de la terre le salut éternel. Le peuple d’Israël devait habiter au milieu des nations et à partir de ce point central, apporter la Parole de Dieu à toute l’humanité. Pour les Juifs cette élection représentait un grand honneur, mais aussi une grande responsabilité. Un grand privilège, mais aussi une grande charge (Am. 3, 1-2).

Plus d’un Juif aurait certainement préféré ne pas avoir appartenu au peuple élu de Dieu. À côté de la grande responsabilité qui y est attachée, Dieu, notre Créateur, n’étant pas partout aimé, quand on se rebelle contre Dieu, on est inévitablement contre Israël. Comme un ambassadeur qui représente à l’étranger les intérêts de son pays, si son pays est détesté, il ne pourra pas s’attendre à de grandes manifestations de sympathie, aussi aimable soit-il. C’est pourquoi plus d’un Juif pourrait penser ainsi: «Nous irions bien mieux si nous n’étions pas le peuple élu, au moins on nous laisserait
en paix». En fait, je crois que ce peuple ferait l’objet de beaucoup plus de sympathie, si Satan ne combattait pas contre Dieu et par là même, aussi contre son ambassadeur, son représentant.

Pratiquement personne ne s’engage pour défendre les droits des Coptes en Égypte, ou des Kurdes et des Arméniens en Turquie. Personne ne se préoccupe des Indiens d’Amérique du Nord ou du Sud, des aborigènes d’Australie ou des Maures au Liban. On pourrait allonger la liste à volonté. Que le monde entier par contre, s’engage de façon si véhémente pour les Palestiniens, n’a rien à voir avec l’amour du prochain ou avec de la compassion pour ce peuple, mais avec la volonté de s’opposer à Israël. Si Israël était l’adversaire des Kurdes et non la Turquie, le monde entier serait bien plus motivé pour défendre leurs «revendications légitimes». Israël est pris dans le conflit entre Dieu et Satan. Le peuple juif n’a pas dans son ensemble, et dans une large mesure, reconnu sa mission et ne l’a jusqu’à présent pas remplie. A part quelques exceptions, il n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités et a failli. Au lieu de garder les commandements et les ordonnances divins et d’être un témoin du Dieu Créateur devant le reste des nations, il a suivi ses propres voies. Ce ne sera que quand tout Israël se sera converti à Jésus son Messie qu’il deviendra sans exception une bénédiction et un digne ambassadeur pour toutes les nations de la terre. Cela n’arrivera probablement qu’avec le Royaume du Millénium.

Mais revenons à Abraham. Dieu s’est choisi un homme, Abram, qui devint plus tard Abraham, pour commencer avec lui à écrire un nouveau chapitre de l’histoire du salut. Dieu a conclu une alliance avec cet élu. Selon cette alliance, Abraham a reçu la promesse, entre autres, de devenir le père d’une grande nation, que ceux qui le béniraient seraient bénis et que sa semence (postérité) apporterait le salut à l’humanité. D’une part, nous pouvons dire que la descendance d’Abraham, c’est-à-dire les Juifs, a été, malgré leurs manquements, une grande bénédiction pour l’humanité. Déjà, simplement par le fait que ce sont les Juifs qui nous ont laissé la Bible. Ce sont les Juifs qui nous ont fait connaître, à nous païens, le seul vrai Dieu Créateur. Mais encore bien plus significatif est le fait que c’est de ce peuple juif qu’est issu le Sauveur, le Rédempteur et l’Oint: Jésus-Christ! C’est Lui qui est la postérité déjà annoncée dans l’Ancien Testament qui devait apporter le salut à l’humanité, et qui l’a fait (Ga. 3, 16).
Dieu a promis à Abram un héritier, et ce, bien qu’alors, Abram était un homme âgé et sans enfants (Ge. 15, 2-5). À cause de l’impatience de sa femme Saraï qui était stérile, Abram recut bien un fils, mais pas de sa propre épouse, mais de sa servante égyptienne Hagar. Ce fils s’appelait Ismaël (Ge. 16) et lui aussi il reçut une promesse personnelle. Sa descendance à lui aussi devait devenir une multitude. Mais il n’était pas l’héritier d’Abraham (Ge. 17, 15-21).

D’Ismaël sont issus, finalement, les Bédouins, peuple arabe. Abraham reçut encore une fois la promesse qu’il aurait un fils; cette fois-ci, de sa propre épouse et que celui-ci serait son héritier.

Norbert LiethNouvelles d’Israël – 5.2016

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