L’observation de l’Alliance mosaïque était, on le voit dans les versets ci-dessus, d’une importance vitale pour la vie du peuple de Dieu. L’Histoire d’Israël ne fit d’ailleurs que confirmer l’importance de la prise au sérieux de cette exhortation. Le livre des Juges décrit un rapport en dents de scies entre l’Eternel et Israël, qui perdura jusqu’à la venue du prophète Samuel, qui fit la transition entre cette période et l’instauration d’un Royaume central pour les douze tribus. Un Royaume dont la pérennité fut également soumise à l’observation de la loi du Sinaï. Le livre des rois décrit l’apogée, puis la lente désagrégation de ce pays, conséquence de l’abandon de la loi de Moïse et de la tolérance envers l’idolâtrie1.

La trajectoire de l’Eglise paraît suivre la même courbe. Après un départ sur les chapeaux de roue s’ensuivirent, localement, différentes périodes d’assoupissements et de réveils. Toutefois, cela n’empêcha pas la Bonne Nouvelle de se répandre dans le monde entier, si bien que même le calendrier se réfère toujours et encore sur «l’ère chrétienne». Ainsi, l’observation de la loi de Moïse n’est pas contraignante pour les chrétiens, branches de l’Olivier sauvage, greffés par la foi en Christ à l’Olivier franc qu’est Israël2.

Il n’en reste pas moins vrai que si le monde d’aujourd’hui ne supporte plus la saine doctrine et se cherche des docteurs selon son coeur, il ne doit pas en être de même de l’Eglise, qui n’a jamais progressé en prenant des libertés avec les Ecritures. L’Eglise est bâtie sur le fondement des apôtres. Leurs épîtres démontrent à quel point fut intense leur lutte contre les doctrines erronées. Cependant, la priorité donnée au maintien d’une certaine communion fraternelle a relégué ces questions au second plan.

L’importance du ministère féminin, précieux et indiscutable, n’inclut toutefois aucunement l’exercice de l’autorité. L’Eglise n’a pas à se féminiser, à l’instar du monde qui l’entoure. Bien que les remarques de Paul concernant le port du voile chez la femme ou les cheveux longs chez l’homme soient liés à des pratiques d’ordre local (autrement le naziréat 3serait un péché), il en va différemment en ce qui concerne la responsabilité, l’enseignement et la direction d’une assemblée, tâche strictement réservée à l’homme, et que le catholicisme, malgré ses tares, a su conserver.

Etant un vase plus fragile4, la femme n’est pas destinée au rôle de berger, qui inclut la notion de protection. Aucun exemple de femme pasteur, quelles que soient ses qualités, ne figure dans le Nouveau Testament, pas plus que celui de « sacrificatrice » dans l’Ancienne alliance.

Evidemment, il surviendra toujours des sommités de l’hébreu, du grec ou de l’araméen pour vous faire perdre votre latin en vous expliquant que les deux lignes que vous avez cru comprendre ont une signification diamétralement opposée à leur sens premier. Cette stratégie a fait des émules depuis Genèse 3. Une Genèse soumise également au feu nourri de la critique de la part d’érudits, qui se donnent de la peine (et en ont) pour réexpliquer le récit de la Création et du Déluge.

«Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, Je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre 5».

Michel Nowak
Responsable Chrétiens Unis pour Israël


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