Un sermon de J.C. Ryle
Grande Bretagne, 10.5.1816 – 10.6.1900

Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se
livre à l’abomination et au mensonge; il n’entrera que
ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau.
Apocalypse 21:27

Mes chers frères, c’est là une certitude: le lieu décrit dans le texte   que nous venons de lire est le ciel lui-même, cette ville sainte, cette nouvelle Jérusalem que nous attendons encore.

Oui, en ce dernier dimanche que je passe avec vous, je voudrais vous parler du ciel. Et ce sermon est le dernier où je vous parlerai du ciel. Avant de vous quitter, vous laissant dans le grand désert de ce monde, je m’attarderai une dernière fois sur ce Canaan que Dieu a promis à ceux qui l’aiment. Mon dernier souhait pour vous et le désir de mon coeur est que vous puissiez tous y aller. Ma consolation est de savoir que j’y retrouverai certains de vos visages.

Mes chers frères, vous espérez tous aller au ciel. Tous vous souhaitez vivre, et vivre heureux après votre mort, n’est-ce pas? Mais sur quoi votre espérance est-elle fondée? Le ciel est un endroit préparé d’avance, et ceux qui y habiteront seront tous d’une même nature. L’on n’y entre que par une seule porte. Mes chers frères, souvenez-vous-en.
Car je lis dans notre texte qu’il y a deux sortes d’espérances: une bonne espérance et une mauvaise espérance; une espérance vraie et une espérance fausse; une espérance
vivante et une espérance morte; l’espérance du juste et l’espérance du méchant, celle du croyant et celle de l’hypocrite. J’y trouve ceux dont l’espérance vient de la grâce, une espérance qui ne trompe point; mais j’y trouve également ceux qui n’ont aucune espérance et qui sont sans Dieu dans ce monde. Mes chers frères, souvenez vous-en.
Très certainement, la sagesse, la prudence et le désir de certitude vous dicteraient de sonder les Ecritures, afin que vous découvriez par vous-mêmes quel est le fondement
de votre espérance. A cette fin, je vous invite à vous pencher attentivement sur l’enseignement apporté par notre passage.
Que le Seigneur vous accorde de pouvoir vous considérer propre pour le ciel. Notre esprit et notre être doivent réserver la place qui sied à ce lieu béni entre tous. C’est
un non-sens, une vanité et une absurdité de penser que tous nous y serons, quelles que fussent nos vies. Que Dieu le Saint-Esprit incline vos coeurs à vous examiner en toute rigueur alors que vous en avez encore le temps, avant que ne vienne ce grand jour où les inconvertis auront abandonné toute espérance et où les saints seront libérés de toute crainte.

L’endroit qu’on appelle le ciel

Le ciel. Oui, un tel lieu existe. Dans toute l’Ecriture, il n’est de vérité plus certaine que celle-ci: «Il y a… un repos… réservé au peuple de Dieu» (Hé 4:9). Cette terre ne nous donnera pas de repos; cela ne se peut pas. Il ne fut jamais homme ni femme qui l’eût trouvé ici-bas.
Allez, construisez votre bonheur sur la terre, si tel est votre désir; prenez tout ce qui vous plaît pour donner de l’attrait à la vie. Prenez de l’argent, des biens et des  possessions; prenez le savoir, la santé et la beauté; prenez l’honneur, le rang, le pouvoir et un cortège d’amis; prenez tout ce que votre esprit peut concevoir, tout ce qui est précieux à vos yeux. Prenez tout, et pourtant je vous affirme que même alors vous ne trouverez pas de repos. Je sais très bien que dans quelques courtes années vous le confesserez: vous n’avez trouvé que le vide et l’insatisfaction; l’épuisement et la déception; tout ceci n’est que vanité et poursuite du vent. Je sais très bien ce que vous éprouverez, votre esprit souffrant de faim et votre âme appauvrie et stérile;
vous serez alors prêt à rendre témoignage à cette suprême vérité: en cette terre n’est point notre repos.
Oh, mes chers frères, comme cette parole est certaine: «Si c’est dans cette vie   seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les
hommes» (1 Co 1 5:19). Cette vie, si remplie d’inquiétudes, de tristesses et de soucis, d’angoisse et de peine; cette vie de pertes et de privations, de départs et de  séparations, de deuil et de malheurs, de maladies et de souffrances; cette vie, dont même Elie fut fatigué au point qu’il demanda la mort. En vérité, ma misère me terrasserait si cette vie était tout pour moi. S’il n’y avait pour moi rien par-delà une tombe obscure, froide, silencieuse et solitaire, je dirais alors qu’il eût été meilleur de jamais être né.
Grâce soit rendue à Dieu, tout ne s’arrête pas à cette vie. Je sais, j’en ai la conviction, il y a un repos glorieux par-delà la tombe; cette terre n’est qu’une étape  d’apprentissage avant d’atteindre l’éternité; ces tombes ne sont que des marchepieds et des demeures temporaires vers notre destination finale, le ciel. J’ai l’assurance que mon pauvre corps ressuscitera; ce corps charnel revêtira la robe incorruptible, ce corps mortel s’enveloppera d’immortalité, et sera à jamais avec Christ. Oui, le ciel est vérité, et non mensonge. Je n’en ai aucun doute. Je ne suis pas plus sûr de mon existence même que de ceci: il y a un repos pour le peuple de Dieu.
Chers frères, quel genre d’endroit peut être le ciel? Avant que nous ne nous  éteignions et que nous puissions observer ses habitants, arrêtons-nous un instant et considérons ceci: quel genre d’endroit peut être le ciel? Le ciel sera un lieu d’un repos et d’une paix parfaits. Ceux qui y habitent ne mènent plus aucun combat, ni contre d’autres ni contre le monde, la chair, ni même le diable; leurs hostilités ont pris fin, et leur lutte est terminée; ils peuvent déposer l’armure de Dieu pour un temps sans fin; ils peuvent enfin dire «Repos!» à l’épée de l’Esprit.
Ils n’ont plus à veiller, car ils n’ont plus d’ennemis spirituels à craindre; ils n’ont plus à jeûner ou à mortifier leur chair, car leur corps terrestre et vil n’est plus; ils n’ont
plus à prier, car il n’y a plus de mal contre lequel il faut lutter. Là, les méchants ne troubleront plus; là, le péché et la tentation seront à jamais exclus; là, les portes sont
plus sûres que celles d’Eden, et le diable ne pourra y entrer. Oh, mon cher frère chrétien, réveille-toi et fortifie-toi; tu trouveras là le repos certain et béni pour ton âme.
Au ciel, la foi se consumera dans le regard, l’espérance dans la certitude, la prière dans la louange, et la tristesse dans la joie. Maintenant est le temps de   l’apprentissage, le temps de la leçon et de la verge; plus tard, ce sera le temps du repos éternel. En attendant, nous devons endurer la difficulté et nous appuyer sur ce qui est frêle, mais nous devons poursuivre notre route.
Au ciel, nous pourrons jouir du repos et de la tranquillité, car les Cananéens auront été chassés du pays à tout jamais. Maintenant, nous sommes comme jetés sur une
mer agitée; mais alors, nous serons au port, sains et saufs. Maintenant, il nous faut labourer et semer; alors, la récolte sera abondante; maintenant, nous avons le labeur,
mais alors, nous aurons notre salaire; maintenant il nous faut lutter, mais alors nous obtiendrons la victoire et la récompense. Maintenant, il nous faut porter la croix, mais alors, nous recevrons une couronne. Maintenant, nous traversons un désert, mais alors, nous serons chez nous.
Oh, mes chers frères chrétiens, la Bible vous dit à juste titre: «Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur!» (Ap 14: 13). Ne ressentez-vous donc pas
combien ce témoignage est vrai?
Le ciel sera un lieu où régnera un bonheur constant, un bonheur parfait. Voyez bien ce que la Bible vous dit, dans le chapitre même où se trouve le texte que j’ai choisi pour aujourd’hui: «[Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu» (Ap 21:4). Ecoutez ce que dit le prophète Esaïe:
Il engloutit la mort pour toujours; le Seigneur, l’Eternel, essuie les larmes de tous les visages, il fait disparaître de toute la terre l’opprobre de son peuple; car l’Eternel a
parlé. En ce jour l’on dira: Voici, c’est notre Dieu, en qui nous avons confiance, et c’est lui qui nous sauve; c’est l’Eternel, en qui nous avons confiance; soyons dans l’allégresse, et réjouissons-nous de son salut! Esaïe 25:8-9

Mes frères, pensez à une demeure éternelle où l’on ne connaît pas l’affliction. Qui, ici-bas, n’est pas familier de l’affliction? Elle vint à la chute d’Adam, vêtue d’épines et de chardons; elle est l’amer breuvage que tous doivent boire; elle est aussi bien derrière que devant nous; elle se trouve à notre droite et à notre gauche; elle se mêle à l’air même que nous respirons. Nos corps sont en proie à la douleur et à la souffrance, et nous sommes brisés par l’affliction; nos biens terrestres nous sont enlevés, et nous sommes brisés par l’affliction; les difficultés et les soucis nous accablent, et nous sommes brisés par l’affliction; nos amis nous oublient et nous considèrent avec froideur et dédain, et nous sommes brisés par l’affliction; nos bien-aimés nous quittent à jamais, et nous sommes brisés par l’affliction; ceux que nous chérissions
s’en vont à la tombe et nous laissent brisés par l’affliction.
Et puis en nous-mêmes, nous voyons un coeur faible et corrompu, source de tristesse; nous sommes contrariés et persécutés à cause de l’Evangile, et la tristesse nous   accable; nous voyons nos proches refuser de marcher avec Dieu, et la tristesse s’empare de nous. Oh, combien le monde dans lequel nous vivons est rempli  d’afflictions et de chagrins!
Mais, béni soit le nom de Dieu! Il n’y aura plus d’afflictions au ciel. Plus une seule larme n’y sera versée. Il n’y aura plus de maladies, plus de faiblesses et plus de
corruption; le cercueil, le tombeau, les funérailles, et les deuils tout en pleurs et en noir seront des choses que nous ignorerons. Nos visages ne seront plus jamais pâles ou tristes; nous ne serons plus jamais séparés de ceux que nous aimons – et ce mot, adieu, nous ne l’entendrons plus. Il n’y aura plus de souci du lendemain pour ternir notre joie, aucun mot dur ni tranchant ne blessera nos âmes; nos besoins seront satisfaits à tout jamais, et tout autour de nous ne sera qu’harmonie et amour.
Oh, mes chers frères chrétiens, qu’est-ce qu’une légère affliction comparée à une éternité comme celle-là? Que la honte nous vienne au visage s’il nous arrivait de murmurer, de nous plaindre, ou de tourner notre dos et de rebrousser chemin, avec un ciel comme celui-ci devant nos yeux! Ce monde vain et passager peut-il nous donner mieux que ce que nous promet le ciel – la cité de Dieu lui-même, Dieu  demeurant lui-même au milieu de nous? La gloire de Dieu illuminera cette cité, et l’Agneau en est la lumière. Très certainement, nous pouvons répéter ces paroles que Mephiboscheth, fils de Jonathan, adressa à David: «Qu’il [le monde]prenne même le tout, puisque le roi mon seigneur rentre en paix dans sa maison» (2 Sam 19:30).
Tel est le ciel de la Bible, et il n’y en a point d’autre; ces paroles sont certaines et véritables, aucune d’elles ne faillira. Mes frères, je vous le dis, un tel ciel vaut bien
quelques souffrances passagères, un peu de labeur et de peine, si seulement nous pouvons avoir la plus petite place dans le royaume de Dieu.

Qui n’entrera pas au ciel?

Continuons notre chemin et voyons cette révélation terrible que nous trouvons dans la deuxième partie du passage d’aujourd’hui. Vous avez entendu parler du ciel; mais tous n’y entreront pas. Et quels sont ceux qui n’y entreront pas?
Mes frères, ceci est un examen triste et douloureux, et pourtant nous devons le faire. Pour ma part, je ne peux que vous dévoiler ce que dit l’Ecriture, et, si elle est  tranchante et offensante pour vos âmes, la faute n’est pas mienne. Je dois délivrer le message du Maître sans rien en diminuer; ce que j’ai à dire ne vient pas de moi, mais
de Dieu. Aussi, le blâme, s’il y en a un, en reviendra à la Bible et non à moi. «Il  n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge» (Ap 2 1 :27). Ces paroles sont d’une solennité extrême;
elles doivent nous faire réfléchir.
«Rien de souillé». Ceci concerne tous ceux qui sont souillés par les péchés du coeur, et pourtant ne le ressentent pas; ils refusent donc d’être rendus purs. L’apparence de
telles personnes peut sembler décente, l’intérieur est immonde et pollué. Ceux-là sont les mondains. Ils ne vivent que pour ce monde; ils ne consacrent pas la moindre pensée à l’au-delà. Les soucis du siècle, l’argent, la politique, les affaires, les plaisirs, ces choses accaparent toute leur attention. Le conseil de Jacques de nous préserver de souillures de ce monde, ils ne le comprennent pas ou l’ignorent.
Le coeur de tels hommes est attaché aux choses de ce monde; ils ont chacun leur idole dans l’antichambre de leur imagination, et ils la servent et l’adorent plus que
Dieu. Ce sont les orgueilleux, ceux qui sont justes à leurs propres yeux, les vaniteux qui se suffisent à eux-mêmes et qui ne respectent qu’eux-mêmes; ils aiment la louange des hommes, ils cherchent l’approbation de ce monde. Quant au magnifique Seigneur qui les a créés, son honneur, sa gloire, sa demeure, sa Parole, son service – toutes ces choses, ils les méprisent, elles ne méritent à leurs yeux qu’une place secondaire.
De telles personnes ne connaissent pas le chagrin d’avoir péché contre Dieu. Ils ignorent l’inquiétude de l’esprit; ils sont satisfaits d’eux-mêmes et se contentent
de leur condition. Et si vous essayez de les émouvoir ou de les pousser au zèle et à la repentance, il est plus que probable que vous allez les offenser.
Mes frères, vous savez bien qu’il y a de telles gens. Ils ne sont pas rares, il faut nous l’avouer; ils peuvent avoir l’air honorables aux yeux des hommes, ils peuvent posséder la sagesse et le savoir de cette génération, ils peuvent réussir admirablement dans leurs affaires, ils peuvent être les premiers et les meilleurs dans leurs activités; rien n’y changera: ils n’apportent aucune gloire à leur Créateur, ils s’aiment eux-mêmes plus qu’ils n’aiment Dieu, et on les dénombrera parmi ceux qui sont souillés à ses yeux. Et rien de ce qui est souillé n’entrera au ciel.
Mais d’autres encore seront privés du ciel. Car ne l’oublions pas: «Ni personne qui se livre à l’abomination». Ceci concerne tous ceux qui s’adonnent aux péchés contre la vie que Dieu a qualifié d’abominables, ceux qui y prennent plaisir, et ceux qui considèrent les personnes qui les pratiquent. De tels hommes font les oeuvres de leur chair, chacun selon le penchant de son coeur. Ce sont les adultères, les fornicateurs, les gens de mauvaise vie; ce sont les ivrognes, les gourmands; ce sont les   blasphémateurs, ceux qui jurent, et les menteurs. De tels hommes n’éprouvent aucune honte à vivre dans la haine, les querelles et les conflits, la colère, et d’autres choses semblables. Ils s’accrochent à leurs propres passions et les suivent là où elles les mènent; leur seule raison de vivre est leur propre plaisir.
Mes frères, vous savez bien que de telles personnes existent. Le monde peut donner de beaux noms à leur conduite inqualifiable; le monde peut les considérer comme affables et désinvoltes, libres ou libertins; mais rien n’y fera, ils ne passeront pas. Leur conduite est une abomination aux yeux de Dieu, et, à moins qu’ils ne se convertissent et soient nés de nouveau, ils n’entreront point au ciel.
Un dernier point: «Ni personne qui se livre… au mensonge». Ceci concerne les hypocrites; les enseignants imposteurs; ceux qui servent des lèvres seulement; ils disent connaître Dieu, mais leurs oeuvres les trahissent; ils sont comme des figuiers stériles, ils n’ont que des feuilles, et aucun fruit; ils sont comme des cymbales qui résonnent, qui font beaucoup de bruit, mais qui sont creuses au-dedans; ils sont vides, sans substance; ils ont un nom et une vie, mais en réalité ils sont morts; leur piété n’a nulle puissance. Ils affirment ce qu’ils ne pratiquent pas eux-mêmes;
ils disent ce qu’ils ne pensent pas; ils disent beaucoup et font peu; leurs paroles sont des plus extraordinaires; leurs actions, elles, sont des plus pitoyables. Ces hommes parlent d’eux-mêmes avec beaucoup d’assurance; ils n’y a pas de meilleur chrétien qu’eux, à en croire leur propre jugement. Ils sont capables de vous parler de la grâce, et pourtant ils n’en montrent rien dans leur propre vie; ils peuvent vous parler de la foi qui sauve, et pourtant ils ne possèdent pas cette charité qui est le compagnon de la foi. Ils déclament des sentences contre le formalisme religieux, et pourtant leur propre christianisme n’est que pure forme, et rien d’autre; ils décrient les Pharisiens à haute voix, et pourtant il n’y a pas plus grands Pharisiens qu’eux.
Oh, non; cette religion est du genre qui s’affiche, elle n’a rien de personnel; toujours les autres, jamais soi-même; tout pour l’extérieur, mais rien au dedans; la bouche en est pleine, mais vide en est le coeur. Etant bons à rien, ils sont bien inutiles, car ils ne portent aucun fruit.
Mes frères, vous devez certainement savoir que de telles personnes misérables existent. Hélas! notre monde en est plein. Ils peuvent réussir à tromper les serviteurs
de Dieu, leurs voisins; ils peuvent tromper leurs amis et même leur famille; ils peuvent même essayer de se tromper eux-mêmes; mais, aux yeux de Dieu, ils ne valent pas mieux que des menteurs; et, à moins qu’ils ne se repentent, ils n’entreront pas au ciel.
Mes frères, considérez attentivement ces choses: ceux qui sont souillés par le péché, ceux qui commettent des abominations et les hypocrites, n’iront pas au ciel. Veillez
sur vos âmes; jugez-vous vous-mêmes, afin que vous ne soyez pas jugés par Dieu. J’en appelle au ciel et à la terre: qu’ils soient des rebelles ou des hommes d’église, qu’ils soient jeunes ou vieux, ils vivront leurs vies mauvaises, mais au ciel ils n’entreront pas. Allez, vivez dans le monde, accrochez-vous à ses chemins tortueux et dépravés, si telle est votre détermination; attachez-vous à vos péchés s’il vous faut absolument les garder; mais je vous avertis solennellement en ce jour, ceux qui vivent ainsi n’entreront point dans le repos, ils n’entreront point au ciel.
Oh, condamnez-moi pour les paroles tranchantes que je vous adresse, pensez que je suis bien étrange, si cela vous plaît de le penser. Mais, oh! combien vous vous en souviendrez si jamais vous vous tenez en-dehors des portes, implorant, «Seigneur, ouvre-nous», en vain. Vous vous souviendrez qu’il y eut un temps où je vous disais que ceux qui pensent et vivent comme le monde, et ceux qui vivent leur mauvaise vie, ceux-là n’entreront pas au ciel. Mes frères, je vous l’ai dit auparavant, et je vous le répète à nouveau, pour la dernière fois: si vous vous attachez aux choses que Dieu hait, vous n’entrerez pas au ciel.

Qui ira au ciel?

Mes frères, nous devons continuer. Le texte de l’Ecriture nous a montré qui n’entrera pas au ciel. Oh! quelle foule immense ces mots laissent au-dehors! Mais il nous dit également autre chose: Quels sont ceux qui entreront dans la gloire?
Cela est on ne peut plus simple: «Il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau». Et quels sont ceux qui sont écrits dans ce livre précieux? Je ne  connais pas leurs noms, mais je connais leur caractère. Je vais vous décrire ce caractère, pour la dernière fois.
Ils se repentirent tous sincèrement. Ils furent convaincus de leur propre manque de mérite aux yeux de Dieu; ils se sentirent pécheurs, en oeuvre et en vérité; ils pleurèrent sur leurs péchés, ils haïrent leurs péchés, ils oublièrent leurs péchés – ils souffrent à leur souvenir, ils ne peuvent supporter leur fardeau. Ils cessèrent d’avoir une bonne opinion d’eux-mêmes, et ils acceptèrent le salut pour eux. De tout leur
coeur, ils confessèrent: «Seigneur, nous sommes impurs.»
En plus de cela, ils sont tous des croyants en Jésus-Christ. Ils découvrirent que l’oeuvre qu’il avait accomplie pour les sauver était parfaite, et ils lui remirent le fardeau de leurs âmes. Christ est pour eux tout en tous: leur sagesse, leur justice, leur justification, leur pardon, leur rédemption. D’autre paiement pour leur dette spirituelle, ils n’en ont pas; d’autre délivrance du diable, ils n’en trouvèrent
pas. Mais ils ont cru en Christ, et vinrent à Christ pour leur salut; ils ont l’assurance que ce qu’ils ne peuvent faire, Christ le fera pour eux, et, s’appuyant sur
Jésus-Christ, leur paix est parfaite.
Quoi d’autre encore? Ils sont tous nés de l’Esprit et ils sont sanctifiés. Ils chassèrent tous loin d’eux le vieil homme et ses oeuvres, et se revêtirent de l’homme nouveau,
qui est selon Dieu. Ils furent tous renouvelés dans l’Esprit; ils reçurent une nature nouvelle, un coeur nouveau. Ils portèrent du fruit, ce fruit qui est la preuve que
l’Esprit demeure en eux. Ils tombèrent peut-être et manquèrent certaines choses. Ils se lamentèrent peut-être bien trop souvent sur leurs propres faiblesses. Et pourtant, leur vie fut tournée vers la sainteté – toujours plus de sainteté, toujours plus de sainteté, tel fut le désir de leur coeur. Ils aiment Dieu, et ils se doivent de vivre pour lui.
Tel est le caractère de ceux qui sont écrits dans le livre du ciel. Ce sont là les hommes dont les noms sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau.
Il se peut que, par le passé, ils aient été aussi mauvais que les pires des hommes – souillés, abominables, menteurs. Qu’importe; ils se repentirent et ils crurent, et maintenant leur nom est écrit dans le livre de vie.
Il se peut qu’ils aient été méprisés et rejetés dans ce monde; il se peut que leurs voisins les considéraient comme pauvres, malveillants et vils. Qu’importe; ils possèdent maintenant la repentance, la foi et des coeurs nouveaux, et leur nom est écrit dans le glorieux livre de la vie.
Il se peut qu’ils viennent de conditions diverses et de nations différentes; il se peut qu’ils aient vécu à des époques différentes, et peut-être ne connurent-ils jamais
les visages de leurs semblables dans la foi. Qu’importe; ils partagent au moins une chose: ils se repentirent et ils crurent, ils sont nés de nouveau; c’est pourquoi leur nom à tous est inscrit dans le livre de la vie de l’Agneau.
Oui, mes frères, ceux-là sont les hommes et les femmes qui entreront au ciel. Rien ne peut les en séparer.
Et maintenant, hommes frères, pour conclure, laissez-moi vous poser la même vieille question pressante: Qu’en est-il de vous? Quoi? Pas de réponse? Etes-vous prêts à
partir? Là non plus, aucune réponse? Votre nom est-il écrit dans le livre de la vie? De nouveau, n’avez-vous pas de réponse?
Oh, songez, songez donc, hommes et femmes malheureux, qui que vous soyez, songez à la misère que produit l’incertitude concernant l’éternité. Ensuite, réfléchissez:
si vous ne pouvez donner votre vie à Dieu maintenant, comment vous sera-t-il possible de jouir du ciel de Dieu après? Le ciel est une incessante présence divine; être au ciel, c’est être dans la présence de Dieu et de son Christ à jamais. Dieu est la lumière, la nourriture, l’air du ciel. Ce sera un sabbat éternel. Servir Dieu sera l’activité du ciel, parler avec Dieu sera la tâche du ciel.
Oh, pécheurs, pécheurs, pourriez-vous y être heureux? Avec lequel des saints voudriez-vous être? Au côté de quel saint voudriez-vous être assis, avec lequel des prophètes et des apôtres aimeriez-vous converser? Cela serait certainement une chose fatigante, lassante pour vous; vous voudriez sûrement aller rejoindre vos amis au-dehors. Oh, changez, changez, alors qu’il est encore temps, alors que l’on peut encore dire aujourd’hui! Dieu ne changera pas le ciel uniquement pour vous plaire; vous devriez plutôt vous conformer à ses voies, plutôt mille fois qu’une, pendant que vous le pouvez encore. Il vous faut aimer les choses du ciel avant votre mort, ou alors vous n’entrerez pas au ciel lorsque vous mourrez.
Chrétiens, levez la tête et prenez courage. Jésus vous a préparé une place, et ceux qui le suivent ne périront jamais, et personne ne pourra les ravir de Ses mains. Ayez
les regards fixés sur cette demeure glorieuse qu’il vous prépare. Ayez par la foi les regards fixés sur votre avenir, car il vous appartient.
Oh, mes frères chrétiens, pensez à cette glorieuse rencontre! Là, nous verrons les saints d’autrefois, dont nous avons tellement lu. Là, nous verrons les saints serviteurs
dont nous avons tant admiré la foi et la patience. Là, nous nous reverrons devant le trône de notre Sauveur à tous, et nous ne serons plus jamais séparés les uns des autres. Là, notre labeur et notre peine cesseront, et les jours de deuil ne seront plus. Oh, mon coeur bondirait au-dedans de moi si je pouvais reconnaître en ce lieu les visages que j’ai connus au milieu de vous; si seulement je pouvais entendre le nom de certains d’entre vous! Que le Seigneur me l’accorde, que le Seigneur l’accomplisse. Que le Seigneur me fasse la grâce de revoir au moins quelques-uns d’entre vous en ce jour-là, lorsqu’il n’y aura plus qu’un seul troupeau et un seul berger, et que, d’une seule voix, nous entonnerons ce glorieux chant,
L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans
le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!
Apocalypse 5: 12-13

(Extrait de «La Gloire du Ciel» de John MacArthur)

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